Comité d’Intérêt Local

du MOURILLON -SUD et de la MITRE

siège social : L’Héraclès

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Lettre de fin d'année 2010
 

 

 

 


                     

        


 

                                                                                        

 

                                                                                                          Toulon, le 22 novembre 2010

 

Madame, Monsieur, Chers amis du Mourillon,

 

C’est parce que, comme vous, j’aime le Mourillon, que j’ai accepté la responsabilité de la présidence du  CIL Le Mourillon Sud - Mitre dont l’objet, conformément à ses statuts, est de servir d’intermédiaire entre les habitants et les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie dans le quartier, sa prospérité et son agrément. Cet ancien village de pêcheurs mérite attention et respect. En effet, si la création des plages a été un facteur positif de développement économique, grâce notamment  à l’émergence d’activités en rapport  ou non avec l’environnement marin, elle a , en revanche progressivement engendré des nuisances, au nombre desquelles les nuisances sonores qui constituent maintenant un véritable fléau et un danger pour la santé publique. Aussi,  nous nous devons de protéger et de préserver notre quartier.

 

Telle a bien  été l’action de mon prédécesseur, le commandant Jean-marie ROY, qui a œuvré avec perspicacité pour préserver la qualité de vie de notre beau quartier ; je tiens ici, avant toute chose, à le remercier, en mon nom personnel, celui de chacun des membres du conseil d’administration, mais aussi au nom de tous les Mourillonnais.

 

Au cours de l’année écoulée, le CIL a suivi, voire résolu, notamment en liaison avec la municipalité, bon nombre des problèmes qui lui ont été signalés ; si certains revêtaient parfois un caractère  mineur, l’ampleur de certains autres était incontestable. Ainsi,  la lutte contre les nuisances sonores, dont les caractéristiques sont très  diverses a été  une préoccupation constante du CIL.  Au cours de l’année 2009 les riverains du Mourillon ont particulièrement souffert de la montée des décibels, car les nuisances constatées,  déjà insupportables, devenaient intenables à une heure avancée de la nuit, particulièrement en fin de semaine.  

 

Aussi, estimant que notre quartier était devenu « un champ de foire » nocturne (c’est à celui qui fait le plus de bruit pour attirer la clientèle), j’ai souscrit à la mise en œuvre de la pétition (dont la presse s’est faite l’écho)  qui a été adressée aux autorités pour  faire savoir  que « la coupe était pleine » et qu’il était maintenant grand temps de nous écouter et d’appliquer les dispositions de la Loi.

 

Vous avez pu, avec bonheur,  constater que la saison estivale 2010 a été manifestement plus calme, les problèmes de nuisances sonores ayant connu une amélioration tout à fait sensible, en particulier grâce à l’action conjuguée de la mise en œuvre de la brigade anti-bruit et, il faut le souligner, à la prise en compte du problème par les établissements.

 

Néanmoins, le CIL reste  particulièrement attentif et vigilant  sur ce point   ; il  ne baisse pas la garde d’autant plus que l’amélioration constatée  en début de saison a pris fin avec la fin de la saison touristique et de l’action  opérationnelle de la brigade anti-bruit. Le CIL regrette donc que les dispositions prises par la municipalité, qui certes ont un coût (40.000 €/mois selon le directeur sécurité/ordre public de la ville)  ne soient pas pérennisées   ; il estime que les dispositions légales et réglementaires relatives au bruit  doivent être appliquées de manière permanente et non pas limitées à la saison touristique.   Les Mourillonnais ne sont pas, faut-il le rappeler, opposés au développement  des plages et des activités commerciales dans leur quartier ; mais il doit se faire dans le respect des uns et des autres, dans les conditions de la Loi, en préservant notre environnement.  Les établissements doivent pouvoir travailler , les riverains ne doivent pas subir les conséquences de leur activité professionnelle.  Le CIL est persuadé qu’il reste encore un travail de longue haleine à mener, dans la concertation, avec la ville, les commerçants, les riverains. Il y a un équilibre à trouver, et cet équilibre, lorsqu’il  est trouvé, ne doit pas être rompu. Une observation constante est donc nécessaire  et tous les faits conduisant à établir les infractions à  la Loi doivent être relevés et signalés. De surcroît,  si les nuisances sonores en provenance des établissements des  plages semblent  s’être amoindries, celles en provenance des    café-bistrots nouvellement créés en pleine ville,  qui n’observent pas les dispositions de la Loi, semblent avoir, ici ou là,  pris le relais.

 

Vous le savez, un  comité de défense contre les nuisances sonores  a été officiellement créé. Il a pour mission la surveillance des excès  et la signalisation, aux services de la police avec laquelle il est, sur le fond, en plein accord,  des faits relatifs aux nuisances sonores et aux infractions à la Loi.  Ce comité est donc très attentif à tous les problèmes relatifs aux nuisances sonores, quelle qu’en soit la nature et qu’elle qu’en soit la provenance. Ce comité  étant ainsi officiellement chargé de  toutes les actions concernant le bruit, votre comité d’intérêt local (CIL) pourra désormais mieux encore se consacrer aux autres aspects et problèmes concernant la qualité de vie des Mourillonnais (l’état des chaussées, la propreté, les espaces verts, le stationnement,…. ; sur ce dernier point, le CIL note que  les riverains sont toujours confrontés aux nuisances sonores provoquées lors du retour des clients des établissements  nocturnes vers leurs véhicules, dont bon nombre  stationnent  de manière tout à fait illégale sur les trottoirs.

 

Afin d’être davantage encore à l’écoute de l’ensemble  des membres et d’une manière générale de l’ensemble des Mourillonnais  mais aussi afin d’optimiser son rôle d’intermédiaire avec les pouvoirs publics, je vous informe que le CIL va organiser, en principe à partir du début de l’année 2011,  une permanence à un rythme et dans des conditions qui seront précisées ultérieurement, dès que la mise à disposition d’un local  sollicitée aux  services de la municipalité sera effective.

 

Je tenais à saisir l’opportunité de la diffusion de cette lettre de fin d’année pour témoigner à chacun d’entre  vous  ma détermination et celle du conseil d’ Administration (sans lequel, je le souligne ici,  mon action ne serait pas  efficace)  à prendre à bras le corps les dossiers qui me seront confiés et à les conduire, avec concertation mais avec force et détermination, jusqu’à leur issue la plus favorable possible et cela, bien évidemment,  quelle que soit votre implantation géographique dans la zone de responsabilité du CIL ; en effet, si le CIL s’est souvent fait l’écho des problèmes des riverains des plages, il est aussi  à la disposition de tous les autres, notamment de ceux qui résident à la périphérie de sa zone de compétence.

 

Votre soutien est également la condition indispensable au bon fonctionnement de notre association ; s’il paraît inutile de rappeler que  l’appartenance au CIL se concrétise par le paiement d’une cotisation annuelle il m’apparaît souhaitable de vous demander de bien vouloir vérifier que vous êtes bien à jour de votre cotisation  (5 € pour les adhésions à titre individuel ; 3 € pour les copropriétés payés directement par les syndics) nos statuts disposant que la radiation est automatique après un an de cotisation non réglée.  Même si cette disposition n’est pas appliquée à la lettre, il n’est pas possible, vous le comprendrez bien, de comptabiliser année après année ceux des membres qui ne se sont pas acquittés de cette formalité.

 

Enfin, après avoir rappelé que le CIL dispose à présent  d’un site  Internet dont il est propriétaire et que je vous invite à consulter (voir en-tête) , il est demandé aux membres du CIL  abonnés à Internet, de nous signaler,  si ce n’est déjà fait,  leur adresse e-mail ; cette technique permet de communiquer de manière fiable et rapide et de réduire les coûts d’acheminement postal.

 

Chers amis du Mourillon,  le conseil d’Administration vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël ainsi qu’une très bonne année 2011, pour vous, pour vos familles. Il forme le vœu que chaque riverain puisse retrouver cette qualité de vie Mourillonnaise qui, sur certains points s’est un peu dégradée mais que beaucoup, néanmoins, nous envient.

                                                                                         

 

 

                                                                                   Michelle BEAUFORT

                                                                                   Présidente du CIL Mourillon Sud – La Mitre.

                                                                                   Signé : M. BEAUFORT